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11.05.2008
Raël refusé en Valais
Genève, le 28 avril 2008
Raël refusé en Valais
pour délit de pensée
Les Raëliens suisses apprenaient par la presse de ce 23 avril que la demande de résidence de leur leader spirituel était à nouveau refusée pour motifs idéologiques et culturels.
Selon la presse, le tribunal valaisan qui avait été saisi de l’affaire aurait rejeté la demande pour des motifs liés à l’ordre public et à la protection de la morale. Les faits contestés et déjà évoqués lors des deux précédents refus sont globalement les positions officielles du Mouvement Raëlien en faveur du clonage humain et en faveur d’une vraie éducation sexuelle, telle que les experts la préconisent aujourd’hui.
Si l’on en croit ce jugement, tout ressortissant français qui demande un droit de résidence en Valais assorti d’un contrat de travail devrait donc au préalable prouver que ses idées ne sont pas en opposition avec la majorité bien pensante Valaisanne ce qui est en totale opposition avec les Droits de l’Homme auxquels la Suisse est sensée se référer pour ses décisions.
Les Droits de l’Homme et la Constitution Suisse garantissent à tout citoyen le droit d’avoir des idées et de les exprimer, y compris dans l'objectif de faire des propositions pour changer les lois. Proposer des idées de changement ne signifie nullement manquer de respect aux lois existantes.
Le Mouvement Raëlien a au contraire une politique très claire qui demande à ses membres de respecter les lois du pays dans lesquels ils se trouvent. Contrairement à l’église catholique qui cache ses criminels, Raël demande aux membres de dénoncer sans hésitation toute exaction constatée, qu’elle soit l’œuvre d’un Raëlien ou non. L’accusation de trouble public ne tient donc pas devant le minimum d’examen de la réalité raëlienne.
Raël aime la Suisse et le Valais et y séjourne plusieurs mois par an depuis plus de 30 ans. Si l’ordre public avait été troublé par sa présence, certainement les autorités suisses auraient du rapporter des faits graves qui puissent justifier la décision des juges ; la police valaisanne est formelle, aucune exaction raëlienne n’a pu être rapportée. De quels problèmes sommes nous donc accusés et condamnés officiellement ?
Les décisions juridiques dont la presse s’est faite l’écho récemment sont les suivantes :
- Un Raëlien suisse demande une bière dans un restaurant, cette bière lui est refusée, il demande justice, le juge donne raison au restaurant… Le délit de sale gueule de Raëlien est reconnu officiellement par un tribunal.
- Quelques femmes raëliennes et non-raëliennes s’associent pour promouvoir la féminité lors des fameux cafés féminité de Lausanne qui rencontrent un large succès. Le journal La Liberté s’empare de la chose, accuse les Raëliens de propagande cachée et les juges de Fribourg lui donnent raison.
Il ne viendrait à l'idée d'aucun Fribourgeois de contester la promotion de la féminité, mais le grave manquement en l’occurrence c’est que l’idée ait pu venir de Raël.
Les faits sont clairs, Raël n’est pas refusé pour des motifs d’ordre public ou de protection de la morale, il est refusé pour ses idées… Son délit : le délit de pensée !
Le tribunal fédéral saura-t-il se détacher de la campagne médiatique anti-raëlienne et reconnaître le monstrueux écart aux Droits de l’Homme perpétré par les différentes autorités valaisannes, c’est ce que les Raëliens suisses attendent de découvrir sans illusion, alors que les avocats préparent la saisie en fédéral comme annoncé précédemment, la saisie du tribunal européen étant bien sûr prévue en cas de refus fédéral.
En parallèle un dossier détaillé de toutes les discriminations subies par les Raëliens suisses est préparé par les membres du « Mouvement de Résistance Sociale aux Conditionnements Psychologiques Créés par les Médias et par les Pouvoirs Politiques » qui sera remis en Juin prochain à Mme Asma Jahangir, rapporteuse spéciale à l’ONU, lors de son passage à son bureau Genevois. Le mouvement fondé par Raël en juillet 2007 (voir mediashit.org) a déjà permis de dénoncer la discrimination subie en France par les Raëliens, dénonciation reçue et entendue par le Conseil des Droits de l’Homme qui a souligné les exactions dans son rapport de Mars 2008. Nul doute que le prochain rapport saura mettre la Suisse à la place qu’elle mérite.
10:04 Publié dans Communiqué de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rael, secte, délit, pensée unique, droits de l’homme, tribunal fédéral










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